Journée comité de direction.
Sur l’ordre du jour : ISO 27001, NIS2, TISAX.
Autour de la table, les réactions varient : certains entendent « contrainte », d’autres «
passage obligé », quelques-uns « jargon de DSI ».
Pourtant, derrière les acronymes, la question de fond est beaucoup plus simple :
Sur quoi l’entreprise doit-elle être capable de rendre des comptes ?
Derrière chaque norme, une même logique : démontrer
Que ce soit ISO 27001, NIS2 ou TISAX, les attentes se ressemblent :
- savoir ce que l’on protège (actifs, données, processus critiques),
- comprendre de quoi on se protège (risques, menaces, impacts),
- montrer ce que l’on fait concrètement (mesures, procédures, contrôles),
- être capable d’en apporter la preuve (traces, journaux, revues, décisions).
Autrement dit :
il ne s’agit pas seulement de « cocher des exigences », mais de démontrer une maîtrise
organisée de la sécurité.
Ce que la direction voit… et ce que la norme exige
Pour la direction, le sujet est souvent perçu ainsi :
- « Sommes-nous conformes ? »
- « Pouvons-nous répondre aux demandes de nos clients et régulateurs ? »
- « Risquons-nous une rupture d’activité, une sanction, une perte de confiance ? »
Pour les normes, la grille de lecture est plus structurée :
- gouvernance, responsabilités, comités ;
- gestion des risques ;
- mesures techniques et organisationnelles ;
- suivi, amélioration continue
Lorsque ces deux visions ne sont pas alignées, on obtient :
- des dossiers très complets, mais difficiles à relier à des enjeux business ;
- ou, à l’inverse, des messages simplifiés, mais sans preuves solides derrière.
Relier exigences, risques et engagements
La vraie valeur des normes apparaît lorsqu’elles permettent de :
- relier une exigence (« protéger la confidentialité de telle donnée »),
- à un risque concret (« fuite, arrêt, sabotage, perte de client »),
- et à un engagement de l’entreprise (« voici ce que nous avons décidé de faire, et
comment nous en suivons l’efficacité »).
C’est à ce moment-là que la norme cesse d’être un texte abstrait et devient :
- un langage commun entre DSI, métiers et direction,
- un cadre pour hiérarchiser les priorités,
- un support crédible face aux clients et aux autorités.
Notion clé du jour
Une norme bien utilisée n’est pas un catalogue d’obligations, c’est une manière
structurée de prouver que l’on tient ses engagements en matière de sécurité.
Et quand vient le moment de faire le lien entre ISO, NIS2, TISAX, vos risques et vos
engagements concrets, des partenaires comme KP Consulting peuvent aider à poser le
cadre, clarifier les attentes… et transformer des acronymes en leviers de confiance.

